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Le métier de comptable en Belgique

Le métier de comptable en Belgique

  • Comment devenir comptable en Belgique ? Quelles sont les missions d’un expert-comptable ? Quelle formation, quel salaire ? Voilà un éclairage complet sur le métier de comptable.

    Le métier de comptable, définition

    Le comptable est celui qui est en charge de l’enregistrement et du traitement des informations relatives aux mouvements financiers de l’entreprise. Son travail permet de refléter l’activité économique de l’entreprise et sa santé financière. La collecte, le classement et l’analyse des informations chiffrées auxquelles procède l’expert-comptable permet de prévoir et d’optimiser la gestion de l’entreprise.

    Les missions du comptable sont la comptabilité générale, la comptabilité clients, la comptabilité fournisseurs, la trésorerie générale et la comptabilité paie.

    On distingue deux types de comptables :

    Le comptable interne, salarié de l’entreprise

    Le comptable externe ou agréé

    De même on distingue la comptabilité générale et la comptabilité analytique. La comptabilité générale réunit et synthétise les documents comptables tandis que la comptabilité analytique a pour but d’établir des prévisions budgétaires et des procédures de contrôle pour l’entreprise.

    Le comptable, qu’il soit indépendant ou interne à l’entreprise se charge de fournir une information fiable sur la situation économique de l’entreprise.

    Dans la plupart des grandes entreprises, le comptable travaille dans le service comptabilité de l’entreprise, lui-même rattaché à la direction administrative et financière ou à la direction générale en fonction de la taille de l’entreprise.

    Le comptable est en relation directe avec le comptable fiscaliste notamment lorsqu’il s’agit de la communication des résultats.

    Quelle formation pour devenir comptable ?

    Pour devenir comptable en Belgique il faut être titulaire d’un Bac Professionnel en comptabilité générale ou suivre une formation courte dans ce domaine.

    Après 3 ans d’études il est également possible d’obtenir une certification d’un organisme privé reconnue ou non par la Fédération Wallonie-Bruxelle. Il faut pour cela que l’apprenant ait au moins 18 ans et soit titulaire d’un CESS ou d’un Certificat de l’Enseignement Secondaire Supérieur.

    Pour être inscrit au tableau des titulaires de ce métier, il faut avoir effectué un stage d’au moins un an et qui ne peut excéder 6 années. À l’issue du du stage, il doit passer avec succès l’examen pratique d’aptitude organisé par l’Institut Professionnel des Comptables et Fiscalistes agréés.

    Cependant en Belgique l’agréation n’est pas obligatoire excepté pour exercer le métier de comptable-fiscaliste avec un statut d’indépendant. Les comptables internes peuvent aussi porter le titre de comptable-fiscaliste sous condition d’agréation IPCF préalable délivré par l’IPCF, Institut Professionnels des Comptables et Fiscalistes agréés.

    Quel salaire pour un comptable ?

    Le salaire moyen d’un comptable junior dans une PME belge varie entre 1725 et 2100€ brut par mois. En grimpant les échelons il deviendra comptable senior et pourra toucher jusqu’à 4000€ par mois. Dans les grandes entreprises, ce salaire est augmenté de quelques centaines d’euros.

    Le comptable pour entreprise

    Dans une entreprise le comptable s’occupe de la tenue et de la révision comptable. Il catégorise les mouvements financiers à l’aide du plan comptable général. A noter que le plan comptable belge est tiré d’un arrêté royal.

    Outre la comptabilité analytique qui vise à étudier les résultats obtenus via la comptabilité générale, sa mission est de plus en plus importante, des RH et de la gestion de la paie, en passant par un secrétariat juridique jusqu’à l’accompagnement au développement de l’entreprise à l’étranger. Le comptable fiduciaire est ainsi un véritable allié du chef d’entreprise. Il l’aide dans sa gestion et son optimisation fiscale en restant dans la légalité.

    Le comptable pour indépendant ou indépendant complémentaire

    Les indépendants sont soumis à des obligations comptables et fiscales particulières. Il n’est pas lié à un employeur par un contrat de travail. Ils profitent de la comptabilité simplifiée comme les TPE. Ils doivent donc tenir à jour 3 documents comptables, le journal de trésorerie, le journal d’achats et le journal de ventes.

    L’indépendant doit aussi tenir un inventaire annuel de ses ressources, avoirs, créances, dettes et obligations pour présenter une comptabilité irréprochable.

    Concernant ses obligations fiscales, l’indépendant doit respecter les conditions suivantes :

    • Les revenus imposables doivent pouvoir être calculés grâce aux livres et documents fournis
    • Ils doivent conserver les pièces justificatives des écritures comptables
    • Les montants totalisés doivent refléter la réalité.

    Au démarrage de son activité l’indépendant doit choisir son régime de TVA.

    Autre possibilité, exercer son activité sous le statut d’indépendant complémentaire. C’est à dire qu’elle est exercée en parallèle d’une activité principale qui peut être soit salariée, soit de fonctionnaire, soit d’enseignant.

    La comptabilité de l’indépendant à titre complémentaire fonctionne comme celle des indépendants dont c’est l’activité principale. Il faudra donc faire appel également à un comptable spécialisé pour les indépendants.

    Le comptable pour particulier

    Pour un grand nombre de personnes un comptable n’accompagne que les entreprises. Or les comptables proposent également des services aux particuliers. Il peut notamment s’occuper de remplir votre contribution et de déclarer et payer vos impôts.

    Il peut aussi assister les particuliers dans le domaine social, pour dresser l’inventaire de votre patrimoine ou encore les conseiller sur la gestion de leur patrimoine.

    Le comptable pour asbl

    Le Code des sociétés et des associations impose aux associations sans but lucratifs et aux fondations de se soumettre à des obligations comptables. Elle catégorise ces structures en 3 catégories :

    • Les microabsl et les microfondations doivent remplir 2 des critères suivants : un maximum de 10 employés, un chiffre d’affaires annuel de 700 000 € et un bilan dont le total est de 350 000 €
    • Les petites asbl et petites fondations, c’est à dire les structures dans lesquelles il n’y a pas plus de 50 employés, au chiffre d’affaires annuel de 9 000 000 € et un total du bilan de 4 500 000 €.
    • Les grandes asbl ou fondations qui dépassent deux des 3 seuils qui définissent les petites asbl.

    Les petites asbl et fondations sont éligibles à un modèle de comptabilité simplifié et peuvent conserver des comptes uniques. Pour les autres associations à but non lucratif, il faudra tenir une comptabilité double. Pour ces asbl il est conseillé de faire appel à un comptable spécialisé dans les associations.

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